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Professionnel
10 Août 2020

Les professionnels du bien-être sont aussi exposés aux fautes professionnelles

En entendant le mot « faute professionnelle », on pense naturellement aux docteurs qui commettent une erreur de diagnostic ou de traitement, et au procès qui en découle généralement. Toutefois, les professionnels de la beauté ou du bien-être peuvent également être visés par des poursuites judiciaires en cas d’erreurs commises lors d’un traitement.
Assurance fautes professionnelles

En entendant le mot « faute professionnelle », on pense naturellement aux docteurs qui commettent une erreur de diagnostic ou de traitement, et au procès qui en découle généralement. Toutefois, les professionnels de la beauté ou du bien-être peuvent également être visés par des poursuites judiciaires en cas d’erreurs commises lors d’un traitement.

Il est donc essentiel que les profesionnels de ces deux secteurs, qu’ils travaillent à leur propre compte ou pour un employeur, possèdent la bonne assurance pour faire face à d’éventuelles poursuites judiciaires très coûteuses, voire ruineuses, même pour des erreurs parfaitement anodines.

Aux États-Unis, au Canada et ailleurs dans le monde circulent des histoires de personnes blessées ou malades à la suite de traitements qui se sont mal déroulés. Par exemple, en Californie, une femme a subi une blessure cette année au cours d’un soin dispensé par un pédicure qui a dégénéré en infection, selon un reportage de CBS News. Au final, son petit orteil a dû être amputé. Il y a quelques années, un autre incident s’est produit dans la ville de New York. Une femme qui se faisait épiler les jambes à la cire dans un salon a dû être hospitalisée suite à des brûlures qui ont laissé des cicatrices permanentes, d’après Lawyers.com. Ces deux cas ont évidemment donné lieu à des poursuites judiciaires.

Que cela signifie-t-il?

Même si les personnes qui ont offert les soins n’avaient de toute évidence pas l’intention de causer des blessures à leurs clients, les conséquences s’avèrent dans les deux cas plutôt fâcheuses. Cependant, des questions de permis d’exercer et de formation entrent également en compte et ne concernent pas tous les salons ou les installations de la même façon, indique Lawyers.com. Les employés qui possèdent une formation adéquate exercent effectivement leur métier de façon bien plus sécuritaire et sans incident ou presque.

L’avocat Hernando V. Pineres, spécialisé en blessures corporelles, a ajouté qu’il existait des moyens de vérifier rapidement et facilement qu’un établissement ou même une praticienne ou un praticien indépendant possédait un permis d’exercice, précisait le reportage. Les clients qui ne se sont pas interrogés sur leurs prestataires de soins peuvent vivre de réelles difficultés, et cela commence par des risques liés aux traitements de beauté ou de mieux-être. De nombreux instituts demandent même à leurs clients de remplir des formulaires de décharge de responsabilité.

« Si vous vous rendez dans un salon de bronzage et vous attrapez le cancer de la peau, c’est un peu comme si vous alliez skier et que vous vous cassiez la jambe », explique Jason Kessler, un autre avocat spécialisé en blessures corporelles. « Vous seriez surpris par le nombre de personnes ne possédant pas d’assurance. Ce n’est pas un secteur d’activité très réglementé. »

Que faut-il retenir?

Même si les personnes signent tous les formulaires de décharge de responsabilité qu’on leur met sous les yeux, les risques de poursuites judiciaires subsistent lorsqu’un incident se produit. En conclusion, les praticiens et praticiennes du secteur se doivent de vérifier qu’ils ont souscrit à une police d’assurance adéquate.

À chaque fois qu’un individu insère un élément étranger dans le corps, il y a un risque qu’une réaction se produise, pouvant causer une blessure, une maladie ou, dans quelques cas sévères, la mort. De même, les produits chimiques peuvent provoquer des réactions secondaires sur la peau, tout comme des instruments nouveaux ou non stérilisés. Ce type d’incident entachera non seulement la réputation du salon de beauté, mais pourrait amener le propriétaire à mettre la clé dans la porte s’il n’a pas souscrit à une assurance pour couvrir les risques concernés. En outre, si une personne entre dans votre domicile pour des soins de santé ou de beauté, elle peut aussi encourir un autre risque : celui de glisser ou de tomber. De telles opérations doivent être divulguées aux assureurs, sinon il y a un risque que la police d’assurance soit nulle en cas de sinistre.