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5 Octobre 2020

L’économie de partage fait des émules, mais rares sont les utilisateurs qui en informent leur assureur

Partout au Canada, les services de « partage » tels que Airbnb, Uber et Lyft gagnent rapidement en popularité. Cependant, même si partager son mode de transport ou son logement pour générer un revenu d’appoint paraît attrayant, certains enjeux doivent être pris en compte par les adeptes de ces services.
Assurance Airbnb

Partout au Canada, les services de « partage » tels que Airbnb, Uber et Lyft gagnent rapidement en popularité. Cependant, même si partager son mode de transport ou son logement pour générer un revenu d’appoint paraît attrayant, certains enjeux doivent être pris en compte par les adeptes de ces services. Pensons aux incidents qui finissent classés dans les fameuses failles de couverture, pris en charge ni par l’assureur de l’utilisateur ni par celui offert par le service de partage. Bien souvent, cette exclusion provient tout simplement du fait que les utilisateurs ne préviennent pas leur assureur qu’ils exercent une activité par l’intermédiaire de ces nouveaux services.

En fait, un récent sondage révèle qu’au Québec, environ 1 personne sur 12 a déjà offert en partage son domicile ou sa voiture grâce ces différents programmes; ce chiffre devrait augmenter avec le temps, selon un rapport de la Chambre de l’assurance de dommages. Ce mode de vie est particulièrement présent au sein de la génération Y, et plus précisément dans le cas des jeunes ont suivi une formation collégiale. Encore une fois, ils se retrouvent dans une situation difficile qui remet en cause leur couverture d’assurance normale.

Les services tels que Uber et Airbnb gagnent en popularité, mais sont à l’origine de risques d’assurance particuliers

Examen précis du problème

En effet, sur les 8 pour cent de répondants qui tirent parti de l’économie de partage, 44 pour cent d’entre eux affirment ne pas avoir prévenu leurs compagnies d’assurance respectives qu’ils utilisaient leur voiture pour transporter des personnes localement ou qu’ils louaient, pour une courte période, leur maison, selon le rapport. En outre, plus de 1 répondant sur 4 a, malgré tout, été contraint de soumettre une réclamation auprès de son assureur.

Ces utilisateurs risquent de souffrir des failles de couverture mentionnées ci-dessus et d’être tenus responsables financièrement des coûts liés aux réparations effectuées à la suite d’un accident ou de tout autre type de dommage sur leur maison ou véhicule en lien direct avec l’économie de partage.

Autres points à étudier

L’assurance devrait être une question cruciale au Québec en particulier, car on y trouve toujours un important marché locatif, précise le rapport. Toutefois, à la conclusion de chaque contrat, les propriétaires immobiliers devraient au moins penser à changer leur couverture d’assurance pour mieux répondre aux particularités de leur maison, car celles-ci ont évolué au fil du temps. Cependant, presque 3 répondants sur 5 n’agissent pas ainsi, même au moment du renouvellement de leur assurance, engendrant ainsi des différences de couverture importantes qui les pénalisent financièrement en tant que propriétaires.

Le meilleur conseil que toute personne du secteur de l’assurance pourrait donner à ces utilisateurs consiste à étudier régulièrement leurs besoins d’assurance et de les comparer avec la police qu’ils détiennent. Ainsi, s’ils déterminent des domaines dans lesquels apparaît un changement pour lequel aucune couverture ne serait offerte en cas d’incident, ils peuvent alors profiter du renouvellement pour y remédier facilement. Il s’agit toujours d’une bonne méthode, surtout lorsqu’on veut tirer parti de l’économie de partage.

On ne niera pas que le renouvellement peut être l’occasion de tomber dans un piège. L’offre de produits évolue sans cesse et peut mener à souscrire des protections plus importantes, sans compter que des restrictions peuvent être également appliquées. Si les propriétaires immobiliers ne revoient pas leur police d’assurance avec leur courtier au moins une fois par an, ils risquent de passer à côté de bonnes couvertures, d’économies ou, à l’inverse, de s’exposer à des failles . D’un autre côté, les courtiers devraient se mobiliser pour conseiller leurs clients et confirmer l’existence d’un changement d’occupation ou de rénovations.